
En tant que freelance ou travailleur indépendant, nous devons faire face à une concurrence accrue, et faire en sorte de nous démarquer pour remporter appels d’offres et projets. Mais avant d’être des professionnels aguerris et experts dans nos domaines, nous sommes avant tout des êtres humains, mus par des émotions, nous pouvons ainsi lever le poing de la victoire dans un grand cri de fierté lorsque nous remportons un projet, ou être envahis par la déception et la frustration lorsqu’un projet nous passe sous le nez. Le sentiment de rejet issu d'un échec et des critiques qui l'accompagnent parfois ne doit cependant pas nous submerger au point de nous déstabiliser.
Nous connaissons tous l’échec à un moment dans notre carrière
Vous vous êtes totalement investi dans un projet, avez mis en avant vos compétences au meilleur tarif, avez même été interviewé par le porteur de projet et tout cela semblait bien engagé, jusqu’au moment où il vous annonce que votre offre n’a pas été retenue ? Vous n’êtes pas seul(e) !
Aucun freelance, aucun travailleur indépendant, quelque soit sa notoriété, n’y échappe. Mais il y a d’un coté ceux qui n’ont pas surmonté leur échec et de l’autre, ceux qui en sont revenus encore plus motivés, enrichis de cette expérience. Ceux là sont passés maîtres dans l’art de gérer les situations d’échec, et sont capables de se dire : « Ok, ca n’a pas marché cette fois. Et alors ? »
Analyser Les causes de l’échec
Si le client vous explique qu’il ne peut accepter votre offre parce que votre tarif est trop élevé, il ne remet pas en question votre professionnalisme, vous serez donc, à priori, moins enclin à la dépression ! Mais si le rejet de votre offre vient d’une perception négative de votre niveau d’expertise et de la qualité de votre travail, vous serez probablement affecté(e) par cet argument. Et c’est normal. Vous pourrez même être tenté(e) de chercher à démontrer au "client indélicat" que vous êtes le (la) meilleur( e).
Dans les deux cas, vous n’avez pas été retenu(e). Et c’est finalement la seule chose qui compte. Si vous tenez à en connaître les raisons, cela ne doit être que dans le seul but de vous permettre d’affiner votre offre pour augmenter vos chances de remporter de futurs projets. Ne restez pas sur cet échec et allez de l’avant.
Pour limiter les échecs, travaillez votre compétitivité, constamment. Affinez votre domaine d’expertise, offrez un plus à vos clients et restez professionnel(le) en toutes circonstances : communication fluide et claire, respect des délais, services additionnels gratuits ou à prix préférentiels sont autant de points positifs pour votre image, qui nourriront la confiance de vos clients et vous garantiront des projets réguliers et des recommandations de leur part.
Ce n’est “que” du business !
Puisque nous sommes dans un environnement professionnel, les critiques et les échecs sont strictement liés à ce domaine et non à un niveau personnel. Prenons l’exemple d’un projet de création de site web. C’est un investissement important pour une entreprise, en terme de temps et de budget. Avec une telle pléthore d’agences web, de webmasters freelances sur le marché, il est difficile de faire un choix. Gardez donc à l’esprit qu’ il s’agit de la dure loi de la concurrence et qu’à défaut de celui-ci vous remporterez d’autres projets. Vous n’avez, de toute façon, pas le choix. Si vous voulez vraiment réussir.
A aucun moment vous ne devez laisser la critique et le rejet vous affecter de façon personnelle. Quand bien même ils porteraient sur des aspects non professionnels, avez-vous envie de donner raison à ceux qui auront émis ces jugements ? Non. Sinon, vous n’auriez pas fait le choix de devenir indépendant. C’est en gardant confiance en votre expertise, votre professionnalisme, que vous parviendrez à traverser les périodes d’échec sans heurt.
Zen attitude
En fait, ce n’est pas tant l’échec le vrai problème que votre façon de réagir à l'échec. Vous êtes d’une nature impulsive ? Souvenez-vous le nombre de fois que vous avez réagit de façon impulsive…Et que vous l’avez regretté la minute d’après… La frustration et parfois même la colère nées d’un échec, aussi intenses soient-elles, ne durent qu’un moment. Plus vous ressasserez votre échec, plus vos émotions seront exacerbées. Prenez le temps d’encaisser, de vous détendre, changez-vous les idées en pratiquant votre passe-temps préféré (si c’est le travail, inventez-vous en un autre sur-le-champ !) et vous regagnerez ainsi toute votre sérénité pour vous remettre en selle et vous consacrer à d’autres projets.
Restez positif(ve)!
Je ne sais pas pour vous, mais je commence souvent ma journée en consultant mes emails avant de me mettre tout de suite au travail. Comme je l’ai récemment lu, une meilleure façon de démarrer la journée du bon pied est de simplement apprécier ces quelques instants de paix avant le rush d'une journée de dur labeur et d’y préparer corps et esprit. Marcher, prendre un bon bol d’air, pratiquer toute activité qui vous procurera une sensation de bien être, vous permettront d’affronter le stress et les déceptions qui pourraient arriver au cours de la journée avec beaucoup plus de recul et de sérénité que si vous êtes mentalement et physiquement fatigué(e ).
Apprenez de toutes vos expériences
Bonne ou mauvaise, chaque expérience est riche d’enseignements pour votre vie professionnelle. Cela est plus facile à dire qu’à faire, mais c’est en faisant preuve d’humilité et d’honnêteté avec vous-même que vous pourrez analyser de façon efficace les raisons de votre échec.
En matière de business, seuls réussissent ceux qui savent s’adapter à la compétition, à la demande et parviennent à tirer les leçons de leurs échecs pour devenir encore plus performants et compétitifs. Considérez chaque échec comme une marche de plus à gravir sur l’échelle du succès et de la reconnaissance professionnelle.